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Ancien Ministre Olivier STIRN : La salle est réservée au groupe UMP. Jamais je n’ai vu la salle Colbert avec des couleurs si chatoyantes, représentant la diversité française. On peut trouver singulier qu’un homme reçoive les femmes africaines mais les hommes et les femmes sont complémentaires. Aujourd’hui il existe des efforts considérables pour l’accès à l’égalité des droits. Un bon effet de la mondialisation est l’accroissement du rôle des femmes dans le monde entier avec une progression de ses droits. Le fait que les femmes accèdent aux responsabilités est peut-être ce qui va sauver l’humanité des risques actuels. Il y a 18 mois a rencontré Mme Johnson Présidente du Libéria, elle m’a interpellé sur l’avenir de la vente d’armes. Les femmes ont des priorités différentes. Aujourd’hui les femmes africaines sont à l’honneur. Remerciements à Marie Thérèse ALTERMATH et tous les membres de l’OFAD de m’avoir invité. J’ai souvent relevé le courage et la force de vie que les femmes africaines apportent dans les pays d’accueil. Nous allons travailler pour améliorer les mesures d’intégration des femmes

PREMIERE TABLE RONDE :

Madame Suzanne BELLNOUN : Présidente CLAEE, rend hommage aux vaillantes femmes qui ont eu l’idée de déclarer cette journée le 31 juillet 1962, la sœur aînée de l’Union Africaine (29 mai 1963). Vous connaissez l’adage ce que femme veut Dieu le veut, les femmes ont voulu cette journée elles l’ont eu. Les femmes de la diaspora ont voulu organiser cette journée. La solution des problèmes que les femmes rencontrent est elles-mêmes. Prenons l’exemple des difficultés de financements des femmes entrepreneures alors qu’elles transfèrent plus que les hommes. Nous pourrions décider de créer un fonds d’investissement des femmes. Pour les violences faites aux femmes, ce sont elles qui donnent l’éducation aux enfants donc qui élèvent les hommes. La responsabilité est celle des belles- mères qui tiennent un langage qui incite à la violence auprès de leurs fils. Mesdames, il faudrait changer de comportement et de langage par rapport aux foyers de vos fils.

Madame Adèle GAUTHIER: Conseillère municipale tête de liste UMP en 2008 co-fondatrice des élus de la diversité : remerciements des personnalités. Sa définition de la diversité : Chaque personne de ce pays avec son parcours singulier illumine la France de son savoir-faire, ses talents, sa part de rêve. La diversité n’est donc pas un vide. Elle est une âme vivante qui dépasse les angoisses originelles qui divisent au lieu de rassembler. Pour la laïcité comme pour la démocratie il n’y a pas de droits sans devoirs à une époque où chacun réclame ses droits et oublie ses devoirs. Par mon expérience le parcours de la femme de la diaspora est très difficile.

Madame Siré DANFAKHA : Présidente d’APECEK : remercie les organisatrices. Je suis professeure d’histoire et de géographie et Présidente d’APECEK. J’ai décidé de mettre en avant les femmes de la diaspora en France car c’est un domaine que je connais le mieux parce que j’en suis une. Retour sur l’historique de l’immigration : En 1978 le conseil d’Etat a voté le droit au regroupement familial qui coïncide avec les mesures de restriction de l’immigration en France à partir de 1974. On assiste alors à l’arrivée des femmes croissante dans le cadre du regroupement familial ou de la migration légale. La majorité de ces femmes est jeune, de milieu rural, faible niveau d’éducation, elle doit seule prendre contact avec la société française dont elle ignore les codes et la langue. Appliquant les codes de sa société d’origine elle estime que les enfants doivent être responsabilisés. Cette attitude est mal comprise et la fragilise ainsi que les enfants. Ces mères doivent faire face aux difficultés, les violences conjugales, parfois à la polygamie. En Afrique les femmes s’engagent dans l’informel, ici elles rejoignent le vaste réseau des femmes migrantes principalement dans les services d’aide à la personne (26%), aussi hôtellerie, grande distribution, aides aux entreprises. Marginalisées dans des niches elles subissent une double discrimination. Elles cumulent l’éducation des enfants, tâches ménagères, emploi. Loin de comprendre ces situations la société française par ignorance a tôt fait de la qualifier d’irresponsable.

D’après le rapport de l’observatoire des inégalités de 2009, les enfants d’immigrés à situation égale aux petits français, sont plus nombreux à réussir un baccalauréat général. Ce que l’on ne voit pas dans le journal de 20 heures. Aujourd’hui pour conclure un défi majeur pour la femme de la diaspora africaine est de réussir sa retraite.

Applaudissements et youyou dans la salle du groupe

Mme Shahasne GOODJHA présidente du groupe genre GOOPIO Internationale : Une étude de la banque mondiale casse certains clichés en montrant que les femmes africaines sont une ressource essentielle du continent. Il y a très peu de différences entre les entreprises tenues par des hommes ou par des femmes. Aussi bien munies technologiquement etc.... Les entreprises dirigés par des femmes ont du personnel plus qualifié et recrutent plus de femmes. Elles recrutent plus de personnel en général. Les femmes entrepreneurs jouent un rôle important mais leur nombre reste insuffisant. Son ONG touche beaucoup les femmes indiennes. Aujourd’hui de nombreuses femmes commercent en Inde. Elles montrent leur courage en diversifiant les manières de commercer. Nous sommes comme la terre que l’on maltraite, c’est pour cela les femmes doivent avancer de manière solidaire

Monsieur Joël BROQUET : (Chambre commerce de Paris, association partenariat ONG-entreprises) Au sein de la CCIP club d’étudiants africains. Leur niveau de qualification acquise ici est difficile à

valoriser dans les pays d’origine où secteur informel et différence importante de rémunération. ....

3 propositions : 1. pourrions-nous mieux utiliser le réseau des chambres de commerce africain qui est un réseau puissant entre consulats français et africains.

2. Mobiliser les réseaux territoriaux du développement solidaire ville par ville pour faire en sorte que dans chaque commune les actions de coopération décentralisée soient plus orientées/ciblées.

3. Toucher les réseaux de l’économie sociale dans laquelle les initiatives économiques féminines pourraient trouver leur place. Les réseaux de l’économie sociale et solidaire sont trop peu connectés aux questions du développement africain aujourd’hui.

Poète Jean Paul Renaud : poème à la femme africaine INTERVENTION DE LA SALLE :

Monsieur Sarah SINDE : économiste et consultante : précisions sur le fonds d’investissement de la femme africaine.

Suzanne BELLNOUN : l’OFAD est en train de naître. Aujourd’hui il y a un manque de moyens pour les projets. Cette proposition doit être portée par les femmes migrantes elles-mêmes : si elles cotisent toutes à raison de 10 euros on obtiendra un fond de 500 000 euros. Quelle banque ne nous prêtera pas attention à notre organisation ?

Un autre intervenant a rappelé que les acquis majeurs tels que le regroupement familial ont été obtenus grâce au secteur associatif.

Question d’une autre intervenante (Mireille Pam Balin journaliste de la diaspora africaine martiniquaise née à Bangui). Interpelle sur le rôle des diasporas déportées dans les Antilles. Présidente de l’association panafricaine. Elle est aussi chef d’entreprise de diffusion de livres sur l’économie sociale et solidaire. Quel accès au fond dont parle Suzanne ?

Mme Suzanne BELLNOUN Le rêve : que l’OFAD puisse se développer et arriver à un congrès des femmes africaines du monde. L’OFAD est ouverte à toutes les femmes qui veulent apporter leur pierre pour le développement du Continent.

Mme MAC CAULEY ex diplomate de la CEDEAO, Chef d’entreprise en Afrique, invitée par l’OFAD, propose de parler de notre organisation le 31 juillet prochain à New York. Elle a indiqué lors de son intervention que l’année dernière à Nairobi lancement de la décennie de la femme africaine. La décennie a 10 thèmes basés sur les OMD: La Lutte contre la pauvreté et promouvoir l’autonomisation de femme africaine, l’Agriculture et santé alimentaire, l’Education et VIH sida, le Changement climatique, les Violences faites aux femmes. 2009 / 2011 concentration sur la lutte contre la pauvreté tout le reste va suivre.

2ème table-ronde : Hommages aux femmes africaines

Madame Stéphanie TOURE: a choisi de représenter Myriam Makeba symbole dans ses chansons de la lutte contre l’apartheid. Raconte toute son histoire. Décoré en 1985 par la France et devient citoyenne d’Honneur en 1990. Elle a toujours rêvé d’une grande Afrique unie.

J’ai choisi cette femme pour son combat « Les noirs et les blancs doivent apprendre à se connaitre et surtout à vivre ensemble. »

Madame Laure YOVO : Lecture d’un texte d’hommage à Hyelé Dupor femme togolaise. Présidente des femmes togolaises en 1984. Ce qu’il faut retenir aujourd’hui : ses connaissances en maternité et des cultures africaines et son aptitude à transmettre ses connaissances aux personnes de terrain.

Madame Gisèle LESIEUR : Hommage à Anne Zinghana une grande reine (1522) en Angola.

Madame Cécile DIMOUAMOUA chef d’entreprise et présidente d’IJE (Intégration Juridique et Economique - association pour la défense des droits des étrangers) créée en 2007. Hommage à Maître Alice NKom avocate au Cameroun depuis l’âge de 24 ans. Présidente de l’association pour la défense des droits des homosexuels. A créé l’association Vite aux pays contre les discours populistes les ravages de l’immigration clandestine pour favoriser l’investissement local plutôt que de remplir les poches des passeurs pour un hypothétique passage vers l’Europe.

Mme Marie Jeanne Keita Présidente de l’association Falato de soutien aux orphelins et femmes déshéritées au Mali

Hommage à Sira DIOP, féministe engagée 1ere femme à avoir obtenu son bac au Mali. Elle a montré l’exemple. Enseignante de formation ex élève de l’université R. de Dakar. Elle a été récompensée du prix de REFAO (Réseau des Femmes africaines d’Afrique de l’Ouest). A 80 ans passés elle n’a pas la langue de bois. Elle reste une référence pour les femmes du Mali, Femmes je sais que la tâche n’est pas facile il faut continuer.

Marie José BLAKIME : Hommage à une dame togolaise CH de Gaulles « Aujourd’hui la seule querelle qui vaille est celle de la femme.»

Demande d’improvisation pour un poème dit par un homme !

Monsieur Patrick GOUMAIN : Secrétaire Général de CADAPE : Tant qu’il y aura des violences faites aux femmes le monde ne sera pas en paix.

DERNIERE TABLE RONDE D’HOMMAGE Madame Esther KAMATARI : Je ne supporte pas que nous soyons appelés « diversité ». A-t-on moins de valeur qu’une femme blanche ? Les pieds dans le plat...

Présentation de son parcours : a fait de l’humanitaire au Rwanda avant était le premier mannequin noir en France puis candidate aux élections présidentielles au Burundi; Aujourd’hui elle est conseillère municipale déléguée à la solidarité internationale.

2 choses me préoccupent : d’abord aujourd’hui la stigmatisation s’accroit, on arrête les noirs plus qu’avant. Si on ne connait pas son histoire on ne connait pas son avenir. Si on envoyait les jeunes creuser des puits au village ? Elle demande des fonds pour cela. Et un défilé sur les champs Elysées en juillet prochain pour les cinquantenaires de cette journée.

Monsieur Pascal DELAUNEYAppel à défendre les valeurs républicaines tous ensemble. La France parce qu’elle accueille des gens de toute origine peut redevenir un modèle pour l’Europe. Pour revenir aux propos des femmes les valeurs ont besoin des femmes pour les diffuser. En France il y a des mariages forcés, violences indignes de la République française.

Madame Yupie : rend son hommage aux femmes présentes dans la salle. Profession : Réparatrice de cheveux car a eu un problème et tout part de cette recherche de solution à des problèmes qui se posent aux femmes.

2 aspects dans son parcours : la volonté d’oser et la recherche de solution. Présentation de son concept capillaire qui concerne la femme en général et la femme africaine en particulier. Comme la femme porte l’économie sociale sur sa tête il lui faut des cheveux ! Aujourd’hui elle aspire à ce que la fibre capillaire soit fabriquée à partir des plantes africaines, tenant compte de la fragilité des cheveux africains.

Monsieur Nasser ALIBA : Sur les chemins de la lumière avec les enfants du monde

Je suis une mère divorcée et je vis seule avec mes 8 enfants. Je ne le souhaite à personne mais lorsqu’on n’a pas le choix i faut aller de l’avant. En général le rôle de la femme africaine est associé au foyer : rôle fédérateur de médiation. Elle s’impose sous l’arbre à palabres pour défendre sa famille. Elle avance avec courage même si elle ne sait ni lire ni écrire. Si l’on veut vraiment voir le rôle de la femme évoluer en dehors de son foyer l’éducation reste primordiale car les enfants sont les hommes et femmes de demain. La femme africaine aspire à plus de reconnaissance et d’égalité et s’affirmer dans le monde qui l’entoure. Elle est une battante elle le prouve encore par une marche silencieuse pour dénoncer les violences en République Démocratique du Congo jusqu’à Bruxelles. L’éducation reçue repose sur le respect de soi et le respect des autres.

Madame Annette NTIGNO I : délégation des femmes africaines de la Belgique vous invite à un festival culturel à Bruxelles. Cette journée nous offre l’opportunité de nous réapproprier notre mémoire collective basée sur ses héroïnes et reines qui ont préservé notre continent de tous les conquérants.« Nous devons trouver une réplique à ces historiens euro-centristes qui font de notre continent un continent de malheurs, de famine. Hommage à la reine KANDALOU encore nommée CANDACE du Soudan, qui mena une guerre farouche contre les troupes étrangères, qui venaient envahir son pays a forcé le respect même de la part de ses ennemis.

Pendant qu’on marche ici pour l’égalité des sexes là-bas c’était plutôt les hommes qui marchaient !

Madame Geneviève LOUVIER : Décret de l’ONU de la journée internationale de la veuve. Je vais vous parler de femmes qui sont des sous-femmes, oubliées : une veuve c’est rien. C’est vrai partout encore plus en Afrique. Quand le mari meurt les femmes n’ont plus rien. Exemple des femmes au Burkina qui n’ont pas droit à la propriété le jour où le mari décède, elles sont chassées de chez elles. Au-delà de trouver des emplois, il faut que les femmes soient éduquées, l’alphabétisation à tout prix. Ces femmes veuves ont besoin qu’on s’occupe d’elles au nom de l’autonomie des femmes.

Chanson Gisèle Lesieur TABLE RONDE DES INVITES D’HONNEUR :

Intervenante prend la parole : quelle valeur sociétale et économique de la femme ? Attention aux grandes considérations abstraites place aux expériences et contributions concrètes.

Intervention, sénatrice et femme politique du val de Marne : Elle préfère parler des femmes africaines au pluriel. Si on pose la question de la valeur sociétale des femmes, quelle est celle des hommes ? La question des femmes est indissociable des rapports hommes-femmes. Ce colloque intervient au moment des printemps arables qui ouvrent peut-être de nouveaux partages des rôles

dans le monde. Les femmes sont de véritables battantes pour assurer la survie de leurs familles et de leurs communautés. Pourtant elles ne sont jamais associées à la décision (dans le cas de conflits processus de paix). Aujourd’hui les femmes africaines sont garantes des traditions, il existe donc un décalage important entre cette reconnaissance et le défaut de participation à la décision politique. Dans les mois qui viennent il y aura de nombreux scrutins présidentiels, c’est une opportunité de changements poussés par les mouvements sociaux actuels. Une société se juge à l’aune de la place qu’elle ouvre aux femmes et aux plus pauvres. Femmes de tous les pays unissons nos actions et les femmes aujourd’hui ont ouvert la voie.

Monsieur Gaston KELMAN Ecrivain : La femme africaine est prise dans une spécificité excluante : une seule journée lui serait consacrée ? N’oublions pas Lucie qui contrairement à Eve n’a tué personne. Les femmes africaines ont été reines, enseignantes, etc.... C’est en période de crise que la femme montre sa grandeur. La migration est une période de crise et la femme joue un rôle majeur dans le mouvement migratoire. Citation « Mesdames la raison de la déraison affaiblit tant la raison que ce n’est pas sans raison qu’ils se plaignent de votre beauté. » « Reprise « qu’ils se plaignent de votre puissance. »

Monsieur AROUNA, Ministre Conseiller à l’Ambassade du Bénin : Femmes africaines ô dames ô mères je pense à toi.

Elles sont nombreuses à porter le fardeau pour franchir le rubicond du développement qui ne doit pas être un import de l’occident.

Appel aux femmes de la diaspora et à la poursuite en laissant le temps suffisant mais en bousculant le temps. Les nouvelles amazones sont les femmes présentes dans la salle et les hommes sont à leur côté. Les portes de l’Ambassade du Bénin leur sont offertes. Appel à l’avenir d’une Afrique meilleure, anti-misérabiliste.

Intervention salle : M. Breteuil, journaliste et Directeur du journal AMINA : Aujourd’hui les femmes africaines ont reconnu la nécessité de l’indépendance économique. Or aujourd’hui on entend parler de la conquête politique qui permet de changer les choses et de se faire respecter dans la durée.

Monsieur Jean Jacques EKINDI : Député à l’Assemblée Nationale du Cameroun et Candidat aux élections présidentielles

Dans la société traditionnelle africaine patriarcale et polygame le rôle des femmes est mal géré. A Douala les quartiers périphériques portent les noms de femmes car les concessions appartenaient aux femmes. Aujourd’hui ce rôle est atténué. Au-delà de ce rôle fondateur les femmes sont actives dans les domaines de structuration sociale même si les hommes sont au pouvoir. Vrai dans la politique lors des défilés, meeting etc ;... or sur 180 élus à l’Assemblée Nationale seulement 23 femmes. Aujourd‘hui le défi est donc de reconnaitre et de redonner ce rôle central. Quelques

initiatives existent celles des ONG etc mais elles restent insuffisantes. Honneur aux femmes africaines unissons nos efforts pour accélérer leur émancipation.

Salle :

-Présidente du GAMS (Groupe pour l’éradication des mariages forcés et des mutilations génitales)

Reçoit des jeunes filles en souffrance extrême certaines envoyées d’ici en Afrique excisées puis mariées dans la foulée. Appelle à une prise de conscience pour agir contre tout cela. Il faut une vraie volonté politique. Il faut lutter contre ces traditions qui nous retardent.

Présidente Vie Espoir Enfance 91 sur VIH sida a été très touchée par la minute de silence au début de la journée dédiées aux femmes du Congo. Appel à solidarité entre femmes africaines de tout pays dans ce combat.

L’OFAD pourrait servir de relais pour ces marches.

Mme M.T ALTERMATH : Présidente de la Fédération des Mariannes de la République et d’Europe : Appel à mieux relever les faiblesses et les atouts des femmes africaines auprès des grands hommes qui continuent à gouverner ce monde. La jeune génération souhaiterait connaitre ces atouts : le courage, le dynamisme, la création, la solidarité, le partage et l’humilité. Organisation de la semaine de la mémoire du tirailleur africain prochainement à l’Assemblée. Nous avons le devoir de mémoire vendredi 4, samedi 5 et dimanche 6 novembre. Toujours à l’initiative des Mariannes et de l’OFAD.

Remise des trophées : à la Présidente du Libéria qui n’est pas présente aujourd’hui. L’ambassadeur doit la représenter.

2ème trophée : Manu DIBANGO mot communiqué par Claire Diboa. Derrière la réussite de tout homme se cache le travail et la passion d’une femme.

Mme ALTERMATH rend hommage à celle qui a eu l’idée d’organiser cette journée à Paris, Madame Suzanne BELLNOUN.

RDV le 30 juillet le bal des vétérans de 13h30 à 20 heures 4, rue Olivier Métra.

Mot de la fin par l’ancien Ministre Olivier STIRN : Vous devez être fiers de continuer le combat de la négritude à la suite de Luther King etc.... Il a contribué pour beaucoup à la Loi de 1965 ouvrant les universités américaines aux noirs. La deuxième référence est Nelson Mandela auquel le Ministre lui a rendu visite en prison dans le cadre des débats sur l’indépendance de la Namibie. Il a beaucoup d’admiration pour Mandela qui a réconcilié les blancs et les noirs. Il y a aussi Senghor et Aimé Césaire. Les femmes africaines peuvent garder le souvenir de ces 4 hommes et leur rendre hommage.

Il est un afro-optimiste : l’Afrique va connaitre un très fort développement à partir de tous les atouts existants. Les entreprises du monde entier s’intéressent et souhaitent investir en Afrique. Appel à la diaspora à y contribuer par le co-développement. A annoncé l’élection prochaine d’élus de la diversité. Il ajoute que la diversité n’est pas péjorative. La diversité c’est la double culture, c’est une richesse pour ceux qui la portent et pour la France. Lorsqu’on aura réussi totalement l’intégration ce terme n’aura plus de sens car le dernier stade de l’intégration c’est l’assimilation.

Proverbe bambara : « Tout a une fin sauf la banane qui en a deux ! »

RAPPORTEUSE :

Khady NIANG SAKHO